Le coin des Parents |
|
|
|
|
|
Le boomerang aborigène
|
29 oct. 2013
|
|
Le boomerang est l'un des objets symboliques qui vient à l'esprit lorsque l'on pense à la culture aborigène. Mais savez-vous quels sont son origine et son usage traditionnel?
Les origines du boomerang
On dit traditionnellement que le boomerang aur été inventé et
utilisé, à l'origine, par le peuple aborigène de deux régions
d'Australie (Territoire du Nord et Nouvelle-Galles du Sud). Les
premiers auraient été fabriqués il y a une dizaine de milliers
d'années ! Les premières traces de boomerangs représentés
dans des gravures sur des roches datent en tout cas de cette époque.
Les Européens le (re)découvrirent lorsque
les Anglais prirent possession de l'Australie.
"re" car les premiers boomerangs que l'on a découverts datent de - 23 000 ans et ont été découverts... en Pologne ! Et on en a découvert un peu partout dans le monde : Indonésie, Arizona, Egypte, France...
D'où vient le nom boomerang ?
Il existe 3 histoires qui
expliqueraient le nom « Boomerang » .
Selon une source, il viendrait de ce
que criaient les Turuwals, premières tribu aborigène rencontrée
par le capitaine Cook, lorsqu'ils le rattrapaient « Boom Ma
Rang ! », ce qui veut dire « Reviens, bâton ! ».
Il se dit aussi qu'il est issu du mot
« Boomari », terme aborigène signifiant « vent».
Enfin, une légende australienne dit
qu'en des temps lointains les hommes devaient ramper car le ciel
touchait presque le sol . Un jour, un vieux chef utilisa un
bâton pour éloigner le ciel et permettre aux hommes de vivre
debout, aux arbres de croître. Une fois ceci fait, il jeta son
bâton, courbé par ce travail et qu'il pensait devenu inutile, au
loin. Mais celui-ci lui revint à plusieurs reprises. Il le conserva
et le baptisa « Boomerang ».
Quel est l'usage traditionnel du
boomerang ?
Déjà utilisé comme jeu d'adresse dès
l'origine, le boomerang est également un outil traditionnel, utilisé
pour creuser la terre par exemple, faire du feu, couper la viande
cuite...
Egalement utilisé pour la chasse pour
effrayer les oiseaux qui croient voir un prédateur voler vers eux,
et les amener jusqu'aux filets de chasse qui les piègent. Par contre il n'était pas une arme à proprement parler (c'est le "killing stick" qui était utiliser).
Certaines tribus l'utilisent également
comme instrument de musique (percussions).
Enfin, comme le montre la légende
ci-dessus, il est un objet chargé de symbole, le point de réunion
entre la terre et le ciel et en cela est un objet de cérémonie. Il
sert également de monnaie d'échange (notamment durant les
négociations de mariage!)
Sur Ti-Bahou vous trouvez un modèle de boomerang spécial pour enfants à partir de 5 ans et débutants de tout âge. Facile à manier, conçu pour ne pas blesser, il est en outre fabriqué par une entreprise d'insertion et garanti sans matières toxiques.
|
|
|
|
|
Petit aperçu du portage à travers le monde et les époques
|
25 fév. 2010
|
|
|
|
Naviguer dans le dossier :
|
|
Le portage
Alors que le portage s’était développé dans le monde entier, il avait fini par devenir, -jusqu'à ce que les nouvelles pratiques de maternage le remettent récemment à l'ordre du jour- l apanage des sociétés les plus pauvres, essentiellement rurales, en Amérique latine, en Asie ou encore en Afrique. D'ailleurs, si vous portez, vous avez souvent eu le droit à des réflexions amusées disant que vous aviez copié les mamans africaines, non ?
Pourtant si les cultures africaines ont effectivement de longues traditions de portage des bébés et enfants, et même s’il diffère dans ses modes, en raison notamment des contraintes de l’environnement, la pratique du portage se retrouve dans de nombreuses cultures.
C'est à un petit aperçu de la diversité de ces pratiques, à travers le monde et les époques, des matériaux et positions, des croyances et traditions qui y sont attachées que Ti-Bahou vous invite.
Au programme :
- Introduction et repères bibliographiques
- Petit aperçu du portage : mille et une façons de porter à travers le Monde
- Une tradition de portage en Europe?
- Pourquoi porte-t-on? Quels sont les avantages et bienfaits du portage?
- Questions - réponses pratiques sur le portage
|
|
|
|
Ressources bibliographiques : |
Si vous souhaitez approfondir la question, voici des liens et ressources qui peuvent vous être utiles.
De nombreux ouvrages sur le portage sont disponibles. Nous vous en conseillons quelques uns, ainsi que des ressources documentaires sur le net:
Pour commencer, évidemment, Le Concept du Continuum : à la recherche du bonheur perdu, Jean Liedloff, 1975, qui est à l’origine du développement de la vague du maternage proximal.
Dans une optique plus pratique :

Peau à peau : Techniques et pratiques du portage, Ingrid Van Den Peereboom, Corinne Alexandre, Editions Jouvence, Coll. Trois fontaines , 2006

Porter mon bébé, Cécile Cortet, Céline Guerrand-Frénais, Editions Minerva, 2009
Des ressources internet :
-
Le blog Celtic Baby Carrying réunit des photos, informations et liens concernant le portage en Europe à travers les âges (en anglais).
|
|
|
|
|
Le massage des bébés
|
23 juillet 2009
|
|
Bien que nos sociétés occidentales découvrent ou redécouvrent depuis peu les bienfaits du massage pour le bébé et la relation parent – enfant, d’autres sociétés le pratiquent traditionnellement depuis des siècles. Quelles sont ces traditions ? Quels bienfaits en attendre pour le bébé et ses parents ?
Une tradition millénaire en Inde, en Afrique, en Asie…
Dans tous les pays qui pratiquent traditionnellement le massage des nouveau-nés et des bébés, on retrouve des points communs mais les gestes pratiqués et leurs finalités peuvent différer.
|
|
On retrouve la tradition du massage du bébé dans de nombreuses cultures et notamment en Inde. Le bébé est massé avec de l'huile de sésame en Inde du Sud ou de l'huile de moutarde dans le Nord.
Le continent africain est aussi une terre de tradition du massage du bébé : au Maghreb l'enfant est massé de sa naissance à ses 4 – 5 ans, souvent avec de l'huile d'olive, ou encore comme dans le Sahara algérien, avec un mélange d'écorces de pin pilées et d'écorces de courge.
En Afrique subsaharienne un massage très impressionnant car très vigoureux est pratiqué, généralement avec du beurre de karité ou de l'huile de palme.
Aux Antilles on utilise de l'huile d'amande douce. |
|
On masse également les bébés dans la plupart des pays d'Asie. En Chine le massage Tui Na est pratiqué dès la naissance jusqu’aux 5 ans de l’enfant. Comme au Japon le but des massages est de faire de la médecine préventive contre les rhumes ou les maux de ventre notamment, en maintenant l'équilibre des énergies qui traversent le corps.
La technique de massage Tui Na fait partie de la médecine traditionnelle chinoise au même titre que l’acupuncture. Ce massage utilise d’ailleurs les connaissances de l’acupuncture et se pratique notamment par la pression des doigts.
|
|
A Java le corps de l’enfant est frictionné deux fois par jour pendant 5 à 8 jours après sa naissance afin de le rendre plus souple.
Chez les Inuits toutes les personnes qui viennent féliciter la mère participent au massage, qui est un véritable façonnage du bébé afin de le rendre plus vigoureux.
Certains pays d'Europe ont également une tradition de massage. C'est essentiellement le cas de la Suède. Vigoureux, il cherche à stimuler la circulation sanguine afin d’accroître les défenses immunitaires. Il est généralement fait avant le coucher, afin de faciliter le sommeil du bébé.
Aujourd’hui en France le massage des bébés s’inspire essentiellement des traditions indienne, suédoise et du yoga ainsi que de la réflexologie.
La culture occidentale n’est pas une culture du toucher. Or, c’est le sens le plus développé chez le nouveau-né, indispensable à son développement physique et psychique.
Le massage commence d’ailleurs à être reconnu dans le milieu médical, en France et dans certaines maternités les personnels de puériculture commencent à être formés pour enseigner le massage aux jeunes mamans
|
|
Le massage indien
L'Inde est un des pays où la tradition du massage des bébés est la plus ancienne et la plus présente.
Le massage fait partie de l’Ayurveda, la médecine traditionnelle indienne, vieille de plus de 5000 ans.
Cette médecine est une médecine préventive, comme la médecine chinoise.
Elle est également une médecine holistique, c’est-à-dire qu’elle s’attache au bien être de la personne dans son ensemble, à son équilibre global. Cette médecine est reconnue par l’OMS comme une médecine à part entière.
Selon les principes du massage ayurvédique, le bébé doit être massé à partir de son 28e jour de vie (à noter… les 28 premiers jours sont consacrés au massage de la mère !).
Cependant avant de commencer ces massages à la main, d’autres sont pratiqués dès la naissance :
durant les 6 premiers jours, un massage détoxifiant et activant la circulation
au cours des trois semaines suivantes un massage est pratiqué avec une pâte de farine de blé avec de l’huile d’amande douce.
|
|
|
|
Jusqu’à l'âge de trois mois les massages se concentrent plus spécifiquement sur certaines zones considérées comme à fortifier en priorité : le dos, les membres, la tête, les mains et les pieds. Il se concentre ensuite autour de la colonne à partir du moment où le bébé sait relever la tête en position ventrale, jusqu'à ses 18 mois. Les bébés seront massés différemment selon leurs caractéristiques physiques et mentales, l’objectif du massage étant de travailler sur les énergies.
Le massage se réalise généralement assis, avec le bébé installé sur les jambes du masseur. Il part des extrémités vers le cœur et s’effectue avec la paume ou la pulpe des doigts via des mouvements de pressions circulaires, de friction, d’étirements, percussion,... dans un ordre précis.
Le massage ayurvédique est vigoureux, accompagné par le regard et la voix.
|
|
|
Le massage africain
En Afrique subsaharienne, le massage vigoureux des membres et du dos puis de la tête et du visage est suivi par des séances de suspension par un bras puis l’autre, par le cou.
Enfin, le bébé est retourné tête en bas, tenu par les chevilles.
Il est ensuite légèrement projeté en l’air afin de développer sa vigilance.
Le massage est souvent pratiqué par la grand-mère ou la mère dans une visée préventive, avant tout pour procurer détente et bien être au bébé. Lorsqu’il est pratiqué de façon curative il est réalisé avec des huiles issues de différentes plantes.
Pour une fille le massage concerne plus spécifiquement le ventre et les fesses, pour un garçon les jambes, le dos et les bras... parties du corps dont on considère que l’enfant garçon ou fille aura le plus besoin…
Ce massage très impressionnant à voir se base sur les connaissances empiriques des guérisseurs et les corps médicaux occidentaux incitent à une grande prudence vis-à-vis de ces pratiques considérées comme dangereuses, notamment pour les plus petits. |
|
source : Cie Eléphant Rouge, le Havre, dans le cadre d'un projet sur les massages et portages de bébés mis en place par la CAF (Caisse d'Allocations Familiales) de Caucriauville au Havre |
|
Les 1001 bienfaits du massage
De nombreuses études ont mis en évidence les bienfaits du massage pour le bébé pour son bien-être physique et surtout psychique.
Etre touché, un besoin vital
Tout d’abord pour un bébé être toucher, bénéficier de contacts physiques est un besoin vital. Ainsi, l’anthropologue Ashley Montagu, dans son ouvrage la peau et le toucher rappelait qu’au début du XXe siècle, plus de la moitié des bébés nés dans les orphelinats américains décédaient par absence de contact physique.
Le toucher et la sensibilité de la peau est le premier sens qui se développe chez le tout petit. Le contact physique avec sa mère ou son père, via le massage ou le peau à peau est essentiel pour que le tout-petit se sente en sécurité.
En outre les pressions exercées sur son corps par le massage lui permettent de retrouver la pression exercée par le liquide amniotique dans le ventre de sa mère.
En outre être touché aide le tout-petit à prendre conscience de son corps. En effet, avant l’âge d’un an environ il n’a pas conscience des limites de son corps et donc de son environnement. Le massage va l’aider à en prendre conscience petit à petit.
|
|
Bien-être psychique
Le massage en le rassurant, en évacuant les tensions musculaires et stimulant la libération de mélatonine, va aider bébé à trouver le sommeil et apaiser le nouveau-né sujet aux pleurs de décharge du soir.
Le massage est de plus une excellente stimulation sensorielle.
Bien-être physique
Le massage est tout particulièrement recommandé en cas de colique, gaz, douleurs dentaires.
Réalisé avec une huile de massage adaptée, le massage permet d’augmenter les défenses de la peau, son élasticité.
Et les parents ?
Du côté des parents, ce mode de communication non verbale permet de renforcer sa connaissance de son enfant, de ses réactions et de mieux comprendre ses besoins. Masser son enfant et s’apercevoir que l’on sait répondre à ses besoins et lui procurer du bien-être aide à trouver confiance en soi et en sa capacité à s’occuper du tout petit.
Et il procure un moment d’apaisement et de détente précieux lors des premières semaines de vie de bébé qui sont souvent mouvementées ! |
|
Le massage renforce le lien parent-enfant. C’est avant tout une bulle de complicité et d’apaisement, des moments de complicité que l’on s’accorde avec son enfant.
Des essais cliniques –mais réalisés sur des échantillons réduits- ont d’ailleurs conclu aux bienfaits du massage pour contribuer au bien être des bébés dont les mamans sont en dépression, améliorer les échanges mère-bébé chez les mamans souffrant de dépression post partum ou encore améliorer la croissances des enfants nés prématurément.
Comment masser son bébé ?
Vous pouvez prendre des cours ou conseils auprès d’un praticien, il existe de nombreuses offres un peu partout en France. Mais attention : c’est la relation parent / bébé qui est importante dans le massage du bébé donc c’est toujours vous qui devrez masser votre enfant, et non pas le praticien.
Vous pouvez également vous lancer seuls en respectant quelques principes. De nombreux ouvrages existent, dont on vous en prépare une sélection pour très bientôt.
Le massage de bébé doit avant tout être un moment de détente et de partage plus qu’une technique à appliquer.
|
|
Cependant n’oubliez jamais :
-
qu'il ne faut pas masser votre bébé lorsqu’il a de la fièvre, est malade ou fatigué, juste après le repas, une intervention chirurgicale ou sur des lésions cutanées.
Les gestes des massages traditionnels indiens ou africains peuvent nous sembler brutaux. Nous n’avons pas cette tradition et bien souvent la peur de « casser » le bébé. Il faut voir une femme indienne ou africaine procéder au massage de son bébé, sans hésitation et avec des gestes sûrs pour se sentir bien empotée ! De nombreux ouvrages existent aujourd’hui pour mettre les gestes du massage à notre portée et les adapter à nos limites et nos cultures. Nous vous en conseillons quelques uns ci-dessous.
|
|
Ti-Bahou vous propose ...
Une huile pour le massage 100% naturelle, confortable et rapidement sèche

pour apprendre les bons gestes pour masser votre bébé
|
|
|
|
En savoir plus
Des adresses :
-
International Association of Infant Massage (IAIM) www.iaim.net. Cette association est la seule organisation à délivrer un certificat international d’instructeur en massage de bébés. Site en anglais.
-
Association française de massage bébé (AFMB) www.massage-bebe.asso.fr . Vous y trouverez notamment des adresses de cours partout en France et de très nombreuses références bibliographiques.
Des livres :
-
La peau et le toucher, Montagu Ashley, Seuil
-
Shantala, un art traditionnel, le massage des enfants, Frédérick Leboyer, seuil, 2004
-
Bébé bonheur – 35 massages de bien être pour mon bébé de Isabelle Gambet-Drago
|
|
|
|
|
|
Donner un prénom...
|
8 juin 2009
|
Grandir autrement
Donner un prénom…
Derrière le choix d’un prénom se cachent une histoire familiale, des traditions, des croyances et parfois de longues discussions.
Un prénom, une histoire, une identité qui nous accompagne toute la vie.
Article publié le 8 juin 2009 - Mise à jour le 30 juillet 2026
Que ce soit un casse-tête ou une évidence parce que l’on sait depuis des années, avant même qu’ils soient conçus, comment nous souhaitons prénommer nos enfants, le choix des prénoms n’est jamais anodin.
Il n’y a qu’à voir le nombre de questions et de remarques que suscite ce sujet dès l’annonce de la grossesse…
Entre celui qui vous supplie de ne pas choisir Tartempion parce que Tartempion était un de ses collègues peau de vache entre 1979 et 1984, la future grand-mère qui aimerait que votre fille porte le prénom de sa propre grand-mère, les choix qui paraissent trop audacieux, trop classiques, trop entendus, trop « inventés », trop dissonants ou trop mignons…
« Ah oui, c’est mignon pour un bébé, mais tu as pensé à lui quand il devra chercher du travail ? » ou encore : « Ah oui, mais non, ce n’est juste pas possible avec votre nom de famille ! »
Que cette quête du prénom soit source de sueurs froides ou de plaisir pour vous, Ti-Bahou a prospecté dans différentes cultures afin de partager avec vous des traditions, des pratiques et des croyances qui tournent autour du prénom.
Si vous souhaitez nous faire connaître les traditions de votre culture, contactez-nous. C’est avec grand plaisir que nous enrichirons cette rubrique.
Traditions autour de la naissance
Quand le prénom est-il donné à l’enfant ?
Dans les pays européens, le choix du prénom précède généralement la naissance du bébé ou intervient immédiatement après celle-ci. En France, la quête du prénom commence parfois dès l’annonce de la grossesse.
Mais ailleurs, il arrive que l’on prenne bien plus de temps pour trouver le prénom de son enfant. Certaines familles craignent que trop anticiper ce choix attire le malheur. D’autres préfèrent attendre de mieux connaître l’enfant afin de lui donner un prénom qui reflète sa personnalité et sa manière d’être.
Attendre pour mieux connaître l’enfant
Dans certaines régions d’Asie, les enfants seraient nommés à la naissance « petite souris ». Ils ne recevraient leur prénom définitif qu’à l’âge de six mois.
On attendrait alors que l’enfant affirme son caractère afin de choisir son prénom en fonction de ce qu’il aura montré de lui-même.
Dans d’autres cultures, notamment au Soudan ou au Sénégal, on pourrait attendre d’un mois à un an avant de donner à l’enfant le nom d’un ancêtre avec lequel il présenterait des ressemblances physiques ou morales.
Attendre que l’enfant soit « en âge de comprendre »
Chez les Tucanos d’Amazonie, l’enfant ne serait prénommé qu’à l’âge de trois ans, lorsqu’il serait considéré comme capable de comprendre. Avant cet âge, tous les enfants seraient appelés « sans nom ».
Chez les Txikaos, le bébé recevrait son nom lorsqu’il sait tenir sa tête droite tout seul. Avant cette étape, il serait considéré comme n’étant pas encore totalement achevé sur le plan biologique.
S’assurer de la bonne santé du nouveau-né
Dans de nombreuses cultures, la jeune maman et son bébé observent une période de retrait plus ou moins longue. Ce n’est qu’à l’issue de cette période que l’enfant acquiert pleinement une existence sociale et reçoit son prénom.
Cette pratique se retrouverait notamment dans plusieurs régions d’Afrique subsaharienne. Le délai correspondrait alors au temps jugé nécessaire pour s’assurer de la bonne constitution du bébé.
L’entrée de l’enfant dans la communauté
Dans certaines traditions musulmanes
Le choix du prénom intervient traditionnellement au septième jour après la naissance. C’est à ce moment qu’a lieu l’« akika », une célébration de la naissance dont les rites peuvent varier selon les régions et les familles.
Dans certaines traditions juives
On retrouvait notamment en Alsace la tradition selon laquelle le bébé ne devait pas être nommé publiquement avant la cérémonie de la circoncision, afin de ne pas attirer sur lui l’attention de forces maléfiques.
Dans les traditions chrétiennes
Une croyance semblable aurait existé chez certains catholiques et protestants jusqu’au XIXe siècle : le nom du bébé ne devait pas être prononcé avant son baptême.
Prénommer l’enfant le plus tôt possible
À l’inverse, dans certaines régions de Turquie, le prénom devait traditionnellement être choisi avant la naissance. La sage-femme le prononçait au moment où elle coupait le cordon, afin que le nouveau-né possède une identité dès cet instant.
Une tradition semblable se retrouverait en Malaisie, où le prénom pourrait toutefois être modifié plusieurs fois au cours de la vie.
Chez les Inuits également, le prénom était donné très tôt. L’« âme-nom » était considérée comme liée à l’« âme-vie » de l’enfant et ne pouvait entrer en lui qu’une fois son prénom murmuré à son oreille. Les cris du nouveau-né étaient parfois interprétés comme une demande de prénom.
Histoires, lignées et symboles
Quel prénom choisir ?
Selon les cultures, un prénom peut rappeler un ancêtre, évoquer les circonstances de la naissance, indiquer la place de l’enfant dans sa fratrie ou exprimer les souhaits de sa famille pour son avenir.
Le prénom d’un ancêtre
Dans de nombreuses cultures, le prénom situe l’enfant dans une lignée. Il peut être celui d’un ancêtre ou d’un membre de la famille que l’on souhaite honorer.
Cette pratique existe dans plusieurs cultures africaines, où le prénom peut parfois rester secret et n’être connu que de l’intéressé et de sa famille proche.
Elle se retrouve également dans les sociétés européennes, où il est fréquent de transmettre le prénom d’un grand-parent ou d’un arrière-grand-parent, comme premier, deuxième ou troisième prénom.
Le sort et la divination
Dans certaines cultures, le choix du prénom pouvait être remis au sort ou à la divination. Chez les Soussous de Guinée-Conakry, une bague était trempée dans de la pâte de riz, puis projetée sur un mur enduit de cendre et d’eau en prononçant le nom d’un défunt.
Lorsque la bague restait collée, cela signifiait que ce défunt habitait symboliquement l’enfant, qui héritait alors de son nom.
Un prénom lié au jour ou aux circonstances de la naissance
En Afrique ou en Amérique latine, le prénom peut parfois correspondre au jour de la semaine où l’enfant est né ou au saint célébré ce jour-là.
Cette pratique a également existé en France et dans les Antilles, où des prénoms comme « Fête Nat » ou « Ascension » n’étaient pas rares.
Dans d’autres cultures, le prénom peut évoquer le lieu de naissance, un événement familial ou les conditions particulières de l’accouchement.
Un prénom créé pour l’enfant
Dans de nombreuses cultures, les prénoms ne sont pas choisis dans une liste établie. Ils peuvent être entièrement créés pour chaque enfant.
Dans plusieurs sociétés asiatiques, le prénom possède une signification. Il peut renvoyer à une qualité morale, à un élément de la nature, à un symbole ou à un événement survenu au moment où le bébé est arrivé dans la famille.
Le prénom n’est donc pas toujours choisi uniquement parce que sa sonorité paraît jolie.
La signification des caractères en Chine
En Chine, les différents éléments composant les caractères du prénom peuvent être pris en compte : la sonorité, la signification et l’aspect graphique.
Le prénom peut situer l’enfant dans sa lignée, tenir compte de l’horoscope, de la date et des circonstances de la naissance, de l’histoire familiale ou encore chercher à lui porter chance pour l’avenir.
Le lieu et les circonstances de la naissance
Dans plusieurs sociétés africaines, le prénom peut faire référence au lieu de naissance. Il pourra par exemple signifier « homme de la brousse ».
Il peut également évoquer les circonstances de l’accouchement. Un enfant né par le siège pourra ainsi porter un prénom signifiant « né à l’envers ».
Le rang dans la fratrie
En Afrique, en Chine, au Vietnam et dans d’autres régions du monde, le prénom de l’enfant peut indiquer son rang dans la fratrie.
Le prénom Samba, très fréquent en Afrique de l’Ouest, signifie ainsi « deuxième fils » en pulaar.
Plusieurs prénoms occidentaux sont également issus de cette tradition, même si leur sens est aujourd’hui souvent oublié, comme Quentin ou Sixtine.
Le prénom rencontré au fil d’une lecture
Dans certaines sociétés de tradition musulmane, le Coran serait lu pendant les huit jours suivant la naissance. La lecture s’arrêterait à une heure déterminée le huitième jour, et le dernier prénom lu serait donné au bébé.
Un prénom choisi par l’enfant
Dans certaines cultures, on laisse symboliquement à l’enfant le choix de son prénom.
Selon les cas, une liste de prénoms est criée ou murmurée à son oreille. Les adultes observent ensuite ses réactions afin d’interpréter son approbation ou son rejet. Cette tradition se retrouverait notamment chez les Mossis, les Inuits et dans certaines sociétés asiatiques.
Prénoms publics et prénoms intimes
Plusieurs prénoms ?
Dans plusieurs cultures, un enfant peut recevoir un prénom officiel et public, accompagné d’un prénom plus intime, connu principalement de sa famille proche.
Deux prénoms dans la tradition vietnamienne
Dans certaines traditions vietnamiennes, le bébé reçoit deux prénoms : un prénom public et un prénom intime.
Ce prénom intime avait notamment pour fonction de tromper le mauvais génie qui, attiré par un beau prénom, pourrait emporter le bébé encore fragile.
L’enfant conserve généralement ces deux prénoms, mais le prénom officiel devient progressivement celui qui est utilisé dans la vie sociale.
Conserver un lien avec plusieurs cultures
Cette pratique se retrouve aussi dans certaines familles ayant quitté leur pays d’origine.
Dans la communauté vietnamienne vivant en France, par exemple, il n’est pas rare qu’un enfant possède un prénom français et un prénom vietnamien. Le premier facilite son inscription dans la société où il grandit, tandis que le second conserve une dimension familiale et culturelle plus intime.
Plusieurs prénoms en France
Pour l’état civil français, les parents peuvent choisir de donner un ou plusieurs prénoms à leur enfant.
Distinguer les homonymes : cela peut être utile lorsque le prénom et le nom de famille sont très courants.
Laisser un choix ultérieur : l’enfant pourra éventuellement préférer utiliser l’un de ses autres prénoms.
Rendre hommage : les prénoms supplémentaires peuvent rappeler des membres de la famille, des proches, un parrain ou une marraine.
Un choix profondément lié à notre histoire
Quelle que soit la culture, le choix d’un prénom est fortement ancré dans une histoire, un vécu et une manière de voir le monde.
Donner un prénom à son enfant n’est jamais un acte tout à fait anodin. Il le fait entrer dans une famille et dans une communauté. Qu’il s’agisse de suivre une mode, de se démarquer, de rappeler des origines familiales ou de penser à l’adulte que l’enfant deviendra, chaque choix porte une signification particulière.
Et vous, comment avez-vous choisi le prénom de vos enfants ?
Sources de l’article original
Exposition « Naissances » au Musée de l’Homme.
Venir au monde, les rites de l’enfantement sur les cinq continents, Lise Bartoli, Petite Bibliothèque Payot, édition 2007.
Cet article présente des traditions rapportées dans les sources consultées lors de sa première publication en 2009. Les pratiques peuvent varier selon les régions, les époques, les communautés et les familles.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Voyager avec un enfant
|
6 juin 2009
|
|
Voyager en famille
Voyager avec un jeune enfant : le plus beau voyage n’est pas toujours le plus lointain
Voyager avec un enfant, ce n’est pas seulement choisir une destination. C’est aussi réfléchir au rythme, au trajet et à la manière dont on souhaite vivre le séjour.
Mise à jour de cet article
Cet article a été publié pour la première fois en 2009. Depuis, notre façon de voyager (et plus largement notre regard sur notre impact environnemental) a évolué. Nous l’avons entièrement revu afin de conserver les conseils qui restent utiles, tout en les replaçant dans une réflexion plus actuelle sur le voyage en famille.
Lorsque j’ai écrit cet article pour la première fois, en 2009, je donnais surtout des conseils pour voyager loin avec un bébé. Depuis, beaucoup de choses ont changé… et ma façon de voyager aussi.
Comme beaucoup, j’ai pris davantage conscience de l’impact de nos déplacements sur l’environnement. Je prends aujourd’hui très rarement l’avion et, finalement, je me suis rendu compte que les meilleurs souvenirs ne se trouvent pas forcément à dix mille kilomètres de chez nous.
Il ne s’agit pas d’arrêter de voyager. C’est simplement une invitation à voyager autrement.
Voyager avec un enfant, c’est avant tout changer de rythme
Avant d’avoir des enfants, partir en vacances peut sembler assez simple. Avec un bébé, on découvre rapidement que le voyage commence dès que l’on ferme la porte de la maison.
Les repas, les siestes, le doudou qu’il ne faut surtout pas oublier, les couches, les vêtements de rechange et les petits imprévus demandent un peu plus d’organisation.
Mais cette nouvelle façon de voyager a aussi quelque chose de précieux : elle nous oblige à ralentir, à observer davantage et à profiter du chemin autant que de la destination.
Les jeunes enfants ont surtout besoin de temps, de disponibilité et de repères rassurants, quelle que soit la destination choisie.
Quel moyen de transport choisir ?
Il n’existe pas de réponse universelle. Le choix dépend de la destination, de l’âge des enfants, de la durée du séjour, du budget, mais aussi des envies et des convictions de chaque famille.
🚆 Le train
Lorsque la destination le permet, le train est souvent une excellente solution. Les enfants peuvent davantage bouger, les parents circulent plus facilement et le trajet peut déjà faire partie des vacances. Son impact environnemental est également bien plus faible que celui de l’avion.
🚗 La voiture
La voiture offre une grande liberté. Elle permet d’emporter facilement tout le nécessaire et de s’arrêter dès que le besoin se fait sentir. Lorsque l'on est nombreux dans la voiture, son impact écologique reste raisonnable. Pour les longs trajets, mieux vaut prévoir des pauses régulières et ne pas chercher à parcourir trop de kilomètres en une seule journée.
⛴️ Le bateau
Une traversée en ferry peut devenir une véritable aventure pour les enfants. Ils peuvent observer la mer, découvrir le bateau et parfois se déplacer plus facilement que dans une voiture. Il reste néanmoins utile d’anticiper le mal de mer et de vérifier les conditions de la traversée.
✈️ L’avion
L’avion reste parfois la seule solution raisonnable pour rejoindre certaines destinations ou rendre visite à des proches installés loin.
Lorsque nous faisons ce choix, nous préférons partir moins souvent, rester plus longtemps sur place et éviter de multiplier les vols et les étapes.
Avec un jeune enfant, quelques précautions permettent aussi de rendre le trajet plus confortable. Nous les détaillons plus loin dans cet article.
Préparer son trajet
Comparez l’empreinte carbone de votre voyage
Train, voiture, autocar, ferry ou avion : le simulateur Impact CO₂ vous permet d’estimer et de comparer l’impact environnemental des différents moyens de transport selon votre itinéraire ou la distance parcourue.
Calculer l’impact de mon trajet
Outil Impact CO₂ fondé sur les données de l’ADEME. Le lien s’ouvre dans une nouvelle fenêtre.
Redécouvrir les destinations proches
On oublie parfois qu’à quelques heures de chez nous se cachent des endroits magnifiques : une vallée que l’on ne connaît pas encore, une côte sauvage, une vieille cité, un lac, un refuge en montagne ou une ferme où les enfants peuvent découvrir les animaux.
Quelques jours en train, une balade à vélo le long d’un canal, une nuit dans une cabane, un séjour en camping ou une traversée en péniche peuvent offrir un véritable changement d’air.
Ces séjours présentent souvent des avantages appréciables avec de jeunes enfants : moins de fatigue liée au transport, une organisation plus simple, davantage de temps sur place et un budget parfois plus raisonnable.
Ils permettent surtout de prendre le temps, sans transformer chaque journée en course contre la montre.
Et si vous préparez un grand voyage…
Certaines familles rêvent depuis longtemps de découvrir un pays lointain. D’autres souhaitent rendre visite à des proches installés à l’étranger, retrouver leurs racines ou vivre une expérience qui leur tient particulièrement à cœur.
Il ne s’agit pas de juger ces choix. Chaque famille a son histoire, ses contraintes et ses projets.
Un voyage lointain avec un jeune enfant demande simplement davantage de préparation. Lorsque cela est possible, rester plus longtemps sur place permet aussi de voyager plus sereinement et de mieux respecter le rythme de toute la famille.
Voici quelques précautions utiles avant le départ et pendant le séjour.
Conseils pratiques
Quelques précautions avant le départ
Consultez votre médecin ou votre pédiatre
Avant un voyage lointain, prenez rendez-vous suffisamment tôt afin de faire le point sur la santé de votre enfant et sur les éventuelles précautions liées à la destination.
Vérifiez les vaccinations
Les recommandations dépendent du pays visité, de la saison, de l’âge de l’enfant et des conditions du séjour. Certaines démarches doivent être anticipées plusieurs semaines avant le départ.
Vérifiez votre assurance
Assurez-vous que les frais médicaux, l’assistance et un éventuel rapatriement sont correctement couverts, en particulier lorsque vous voyagez hors d’Europe.
Préparez une trousse à pharmacie
Emportez les traitements habituels de votre enfant ainsi que le nécessaire pour les petits problèmes du quotidien. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien afin d’adapter son contenu à votre destination.
Pendant le trajet
Gardez à portée de main de quoi boire, manger et vous occuper des petits imprévus : vêtements de rechange, couches, lingettes, sacs, médicaments habituels et quelques activités simples.
Le doudou, la tétine ou un petit objet familier peuvent aider l’enfant à retrouver ses repères dans un environnement inhabituel.
En avion, boire, téter ou déglutir pendant le décollage et l’atterrissage peut aider à mieux supporter les changements de pression.
Enfin, prévoyez une marge suffisante. Les retards et les changements de programme sont toujours plus faciles à vivre lorsque l’on ne court pas après le temps.
Une fois sur place
Hydratation et chaleur
Proposez régulièrement à boire et évitez les sorties aux heures les plus chaudes. Les jeunes enfants se déshydratent plus rapidement que les adultes.
Protection solaire
Privilégiez l’ombre, les vêtements couvrants, un chapeau et une protection solaire adaptée à l’âge de l’enfant.
Eau et alimentation
Selon la destination, renseignez-vous sur la qualité de l’eau et sur les précautions alimentaires recommandées.
Moustiques
Utilisez une moustiquaire et demandez conseil à un professionnel de santé avant d’appliquer un produit répulsif sur un jeune enfant.
Respecter son rythme
Même en vacances, quelques repères familiers restent précieux : les horaires de repas, les siestes, le rituel du coucher ou un moment calme dans la journée. Il vaut souvent mieux prévoir moins d’activités et en profiter davantage.
Informations à vérifier avant le départ
Les formalités d’entrée, les recommandations sanitaires, les vaccinations et les conditions de transport peuvent évoluer. Consultez toujours les organismes officiels, votre compagnie de transport et un professionnel de santé avant votre départ.
Voyager à son rythme
Avec un enfant, on découvre souvent une autre manière de voyager. On ralentit, on observe davantage, on accepte les imprévus et l’on accorde plus d’importance aux petits moments partagés.
Quelle que soit votre destination, nous vous souhaitons surtout de vivre un séjour qui ressemble à votre famille.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|